Affaire Epstein : Rien n’implique Nina Keïta/ . Un dossier de calomnies vide !

L’affaire dite Epstein continue de susciter fantasmes, amalgames et récupérations. Mais à l’heure où les faits doivent primer sur les rumeurs, une exigence s’impose : celle de la rigueur.Nina Keita, victime collatérale d’un emballement politico-médiatique ?L’affaire de trafic sexuel impliquant Jeffrey Epstein a éclaboussé de nombreuses personnalités à travers le monde, parfois sur la base de simples fréquentations ou de photographies anciennes. Dans ce climat international marqué par la suspicion généralisée, des noms surgissent, circulent, puis disparaissent au gré des vagues médiatiques.En Côte d’Ivoire, celui de Nina Keita a été cité sur certains espaces numériques et dans des publications peu scrupuleuses. Pourtant, à ce jour, aucune procédure judiciaire publique, aucun document officiel, aucune enquête crédible n’a établi un quelconque lien factuel entre cette dirigeante ivoirienne et les crimes reprochés à Epstein.Le constat est simple : aucune preuve tangible n’a été produite.Le piège des amalgamesDans les grandes affaires internationales, le simple fait de figurer dans un carnet d’adresses prestigieux peut suffire à déclencher une tempête numérique. Le monde des affaires, par nature, repose sur des réseaux étendus, transnationaux, souvent composés de décideurs, diplomates et investisseurs de tous horizons.Confondre réseau professionnel et complicité criminelle relève d’un raccourci dangereux.Plusieurs grands médias internationaux, au fil de l’évolution de l’affaire, ont affiné leurs publications et resserré leurs informations sur les seules personnes visées par des procédures judiciaires formelles. Le nom de Nina Keita n’apparaît dans aucune mise en accusation officielle connue à ce jour. Ce silence factuel contraste fortement avec l’agitation observée sur certains canaux numériques.Une dimension politique inévitable ?Le contexte ivoirien ne peut être ignoré. Nina Keita est présentée comme proche du pouvoir, et sa filiation familiale avec le président Alassane Ouattara alimente certaines interprétations.Dans un climat politique où les rivalités demeurent vives, toute polémique internationale devient potentiellement un levier de déstabilisation symbolique. Pour certains observateurs, l’attaque contre une personnalité perçue comme liée au pouvoir pourrait viser indirectement l’image du régime.Il convient cependant d’éviter deux excès :croire aveuglément à toute accusation relayée sur les réseaux ;voir systématiquement une conspiration derrière chaque rumeur.Mais une certitude demeure : instrumentaliser une affaire judiciaire internationale pour régler des comptes politiques locaux fragilise la crédibilité du débat public.Présomption d’innocence : un principe non négociableDans une démocratie, la présomption d’innocence n’est pas une formule abstraite. Elle constitue le socle de l’État de droit. Être cité ne signifie pas être impliqué. Être mentionné ne signifie pas être coupable.L’ère numérique a transformé l’accusation en arme instantanée. Une publication virale peut suffire à ternir une réputation bâtie sur des années. Or, le droit, lui, repose sur des preuves, des enquêtes, des décisions judiciaires.En l’absence de charges formelles, parler de culpabilité relève de la calomnie.Entre justice et rumeurL’affaire Epstein demeure un scandale international majeur qui a révélé des réseaux criminels graves et condamnables. Mais la gravité d’un scandale ne doit pas servir de prétexte à des extensions arbitraires.Si des éléments probants apparaissaient un jour, ils devraient être traités avec la même rigueur. Mais en l’état actuel des informations publiques, rien ne permet d’établir une implication de Nina Keita.La responsabilité des médias et des leaders d’opinion est donc

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